| Le mot de l'éditeur |
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Notre Berezina Ce n’est pas d’Euro-foot que je dois vous parler, mais de La Lettre Hebdomadaire. Comme vous le savez, cette publication se proposait de préfigurer et préparer la reparution du Journal de Genève et Gazette de Lausanne au quotidien. Force est de constater, après quelque quinze mois de parution, que notre Lettre n’a pas mobilisé un nombre suffisant de lecteurs et d’abonnés pour que l’entreprise couvre au moins ses frais. Si le lectorat est essentiellement composé des membres de notre Association, les abonnés extérieurs à notre sociétariat sont en minorité. La visibilité de La Lettre est restée quasi confidentielle, soit du fait de l’ostracisme des médias que vous imaginez, soit par un défaut de prospection et de diffusion imputable à nos organes. Le jugement de nos fidèles lecteurs diffère selon les attentes, les goûts et les vues de chacun. De l’avis du plus grand nombre et du soussigné, l’objectif de «haut de gamme» ou de «publication de référence» n’a pas été atteint. Il a manqué notamment des comptes-rendus de conférences, de spectacles, de concerts et de manifestations culturelles ou sociales significatives, comme les expositions de la Fondation Bodmer, Beyeler, le Forum de Davos, les rencontres altermondialistes ici ou là, le rassemblement de Taizé - et j’en passe. Je dois à l’objectivité de dire que, si je suis le bailleur principal des fonds qui ont permis le lancement et la continuité de La Lettre, j’assume ma part de responsabilité dans son échec relatif. Par souci de respecter la liberté de pensée et d’action de la direction et de la rédaction, je ne suis pas intervenu lors même que s’affirmait la tendance de plumes professionnelles à l’édition d’un bulletin plutôt confraternel, au lieu de regarder au large, en hauteur et en profondeur, comme l’ont fait quelques collaborateurs externes que je remercie ici vivement. Tempi passati, tempi amati. Votre comité a décidé, avec un profond regret, de mettre fin à la publication de La Lettre Hebdomadaire, dès ce 20 juin. Je prends personnellement sur moi de rembourser les abonnés du montant amputé, soit la moitié du versement annuel. Veuillez avoir l’obligeance de m’indiquer le mode de paiement qui vous convient. Je tiens, en terminant, à souligner que le projet de faire reparaître le Journal de Genève et Gazette de Lausanne comme quotidien demeure intangible. L’éclipse de La Lettre ne tue pas l’esprit. Nous maintiendrons. Avec d’autres organes et d’autres modes d’animation, de direction et de contrôle, nous poursuivrons notre carrière. Nos aînés en ont vu d’autres. Vive le Journal de Genève et Gazette de Lausanne! Pierre Engel |
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| Dernière mise à jour : ( 06-07-2008 ) |




